Interview sur le blog Strasetpixels

Petite interview sur le blog Strasetpixels à propos du mois de conférence sur le jeu organisé à Strasbourg.

Extrait :

  • Tu es à l’initiative de la série de conférences sur le jeu qu’organise pour le mois de novembre le Jardin des sciences de l’Université de Strasbourg. Peux-tu nous présenter ce qu’est le Jardin des sciences, et ce qui vous a conduit à retenir ce thème ?

Le Jardin des sciences est le service de diffusion de la culture scientifique et technique de l’Université de Strasbourg. Son rôle est de participer à l’ouverture et la promotion de la recherche auprès du grand public, à travers un grand nombre de manifestations diverses, telles que des cycles de conférences mensuelles sur des thèmes variés, permettant un débat sciences-citoyens sans cesse renouvelé. C’est dans ce cadre que s’ancre la série de conférences sur le jeu que nous avons intitulé « Ce que jouer nous apprend ». […]

Lire l’interview complète : http://strasetpixels.canalblog.com/archives/2014/10/28/30848466.html

¿ Interrogations ? – AAC n°21 – L’actualité de l’extrême droite

La revue interdisciplinaire ¿ Interrogations ? lance son nouvel appel à contribution !

AAC n°21 – L’actualité de l’extrême droite
Numéro coordonné par Alain Bihr

“Tout un chacun sait – qui pour s’en féliciter, qui pour le déplorer – que l’on assiste, depuis au moins trois décennies, d’un bout à l’autre du continent européen, à la réémergence de tendances ou même de mouvements qui, sous des formes diverses, sont désignés comme relevant de la mouvance d’extrême droite, qu’ils s’en revendiquent ou non. Du même coup, à titre à la fois de prodromes et de conséquences de ces mouvements, certains thèmes, thèses ou valeurs d’extrême droite, au premier rang desquels la défense d’une identité collective de référence sur un mode xénophobe, ont à nouveau conquis droit de cité, dans l’espace public, aussi bien d’ailleurs au sein du débat académique (y compris universitaire) qu’au sein du débat politique auquel on pense plus immédiatement. Cette résurgence a mis fin à la longue éclipse que l’idéologie d’extrême droite a connue en Europe à la suite de la Seconde Guerre mondiale, ostracisée qu’elle était par la mémoire des crimes collectifs auxquels elle avait pris part ou donné sa caution. […]”

Les articles devront être adressés au coordinateur avant le 31 janvier 2015. Publication du numéro : décembre 2015.

Lire l’appel complet : http://www.revue-interrogations.org/AAC-no21-L-actualite-de-l-extreme

Comme toujours, il est également possible d’envoyer des contributions pour les rubriques Des travaux et des jours, Fiches techniques, Varia ainsi que des Notes de lecture.

Ce que jouer nous apprend – Un cycle de conférences scientifiques sur le jeu

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L’association Amaranthe organise au mois de novembre 2014 un cycle de conférences scientifiques sur le thème du jeu, dans le cadre de la 12e édition du Don des Dragons et en partenariat avec le Jardin des sciences de l’Université de Strasbourg, le Centre de recherche sur les médiations, l’Université de Lorraine et l’ARES Centre social et culturel de l’Esplanade.

Le cycle “Ce que jouer nous apprend” propose 7 conférences tout au long du mois de novembre, dont 2 lors d’une soirée spéciale le vendredi 28 novembre à l’Arès dans le cadre du Don des Dragons.

Programme complet et infos supplémentaires :

http://www.amaranthe.org/2014/10/le-don-des-dragons-2014/

Contextualiser les théories du jeu de Johan Huizinga et Roger Caillois, Questions de communication, 25.

Laurent Di Filippo – Contextualiser les théories du jeu de Johan Huizinga et Roger Caillois

Résumé :La ville, une œuvre ouverte ?

Les réflexions de deux des théoriciens du jeu parmi les plus importants, Johan Huizinga et Roger Caillois, font régulièrement l’objet de citations et de discussions dans des recherches diverses. Cependant, dans les études sur le jeu, force est de constater que peu de chercheurs se référant à leurs travaux s’attachent à les replacer dans leurs contextes sociohistoriques ou dans l’œuvre globale de leurs auteurs. L’article vise à combler ce vide et montre que les théories des deux hommes impliquent une vision du monde qui leur est propre et ne peuvent par conséquent pas être reprises sans interroger leurs fondements, leurs implications ainsi que leurs enjeux.

 

Sur le site de la revue : http://questionsdecommunication.revues.org/9044

 

Citer l’article :

Di Filippo, L. (2014). Contextualiser les théories du jeu de Johan Huizinga et Roger Caillois. Questions de communication, 25, 281-308.

télécharger le PDF sur HAL : https://tel.archives-ouvertes.fr/hal-01227855/document

Call for papers International Conference From « Traditional » Games to Digital Games

*Version française à la suite de l’appel en anglais*ftgtdg


Call for papers

International Conference

From « Traditional » Games to Digital Games

26, 27 & 28 November 2014

IUT Nancy Charlemagne, 2 TER BD Charlemagne, 54000 Nancy, France

University of Lorraine, CREM (Centre for Research on mediation)

 

Since the early 2000’s, the importance of studying digital games has increased to take a significant place in the academic literature dedicated to entertaining phenomena, to such a point that many articles offering to make an inventory of current “game studies” primarily focus on work related to games on this media (Rueff, 2008, Zabban, 2012). In fact, if current digital games are the topic of many conferences, books and magazines, discussions on non-digital games seem less present, even though they constantly develop. Yet, for more than a century, researchers from multiple disciplines have occasionally contributed to the understanding of these more “classical” games. In the field of Mathematics and Economy, for instance, this work brought forth the famous game theory (von Neumann & Morgenstern, 1944, Nash, 1951). Mention can also be made of anthropological and sociological discussions led by Johan Huizinga and Roger Caillois, which are still references. Similarly, since the 80’s, role playing games (Caira, 2007, Bowman, 2010), wargames (von Hilgers, 2008 Sabin, 2012) and board games (Schädler, 2007, Hinebaugh, 2009) gave rise to frequent publications.

In this context, we cannot ignore the fact that work aimed at conceiving and studying digital games is also regularly referred to as reflections on (non-digital) “traditional” games, whether to build their theoretical framework (Frasca, 2001; Salen&Zimmerman, 2004), or to conduct comparative and contrastive studies (Trémel, 2001). According to us, this kind of mutual lighting encourages researchers to examine the peculiarities and complementarities of the two areas, as well as the theoretical interest of connecting or of confronting them. Therefore, in order to analyse the relations established between “traditional” games and digital games, this call is divided into five themes that give a broad overview of the different kinds of possible links. All types of research, fundamental or applied, as well as disciplinary approaches are welcome. They can be part of one of the five themes listed below (non-exclusive). […]

Read full Call for papers :

Appel à communications

Colloque international

Des Jeux « Traditionnels » aux Jeux Numériques

26, 27 et 28 novembre 2014

IUT Nancy Charlemagne, 2 TER BD Charlemagne, 54000 Nancy, France

Université de Lorraine, Centre de Recherche sur les Médiations

 

 

Depuis le début des années 2000, l’étude des jeux numériques a pris une place considérable dans la littérature académique consacrée aux phénomènes ludiques, au point où de nombreux articles se proposant de faire un état des lieux des « game studies » actuelles se concentrent essentiellement sur les travaux abordant les jeux sur ce support (Rueff, 2008 ; Zabban, 2012). De fait, si les jeux numériques suscitent à présent de nombreux colloques, ouvrages et numéros de revues, les réflexions sur les jeux non numériques semblent moins présentes, alors même qu’elles connaissent des développements réguliers. Pourtant, depuis plus d’un siècle des chercheurs de multiples disciplines contribuent ponctuellement à la compréhension de ces jeux plus « classiques ». En mathématiques et sciences économiques, ces travaux ont, par exemple, donné naissance à la fameuse théorie des jeux (Morgenstern & von Neumann, 1944 ; Nash, 1951). On pense également aux réflexions anthropologiques et sociologiques menées par Johan Huizinga et Roger Caillois, qui font encore aujourd’hui référence. De même, depuis les années 80, les jeux de rôles (Caïra, 2007 ; Bowman, 2010), les wargames (von Hilgers, 2008 ; Sabin, 2012) et les jeux de plateaux (Schädler, 2007 ; Hinebaugh, 2009) suscitent des publications fréquentes, sans atteindre toutefois la régularité des travaux menés sur leurs déclinaisons numériques.

Dans ce cadre, on ne peut ignorer que les travaux se proposant de penser et d’étudier les jeux numériques font aussi régulièrement référence aux réflexions menées sur les jeux « traditionnels » (non-numériques), que ce soit afin de construire leur cadre théorique (Frasca, 2001 ; Salen & Zimmerman, 2004), ou pour mener des études comparatives ou contrastives (Trémel, 2001). Ce type d’éclairage réciproque incite selon nous à interroger les singularités ou complémentarités des deux domaines, de même que l’intérêt théorique de les mettre en relation, en confrontation, de les distinguer ou de les assimiler. De la sorte, pour questionner les relations qui s’établissent entre jeux “traditionnels” et jeux numériques, cet appel se décline en cinq thématiques qui donneront une vision assez large des différents genres d’articulation envisageables. Tous les types de recherches, fondamentales ou appliquées, et approches disciplinaires sont concernés. Elles peuvent s’inscrire dans l’une des cinq thématiques (non exclusives) suivantes :

 

Lire l’appel complet

Note de lecture : Ivar Ekeland, quand les sagas rencontrent les mathématiques, Valland, 8.

Ivar Ekeland, Au hasard. La chance, la science et le monde, Paris Éditions du Seuil, « points sciences », 1991.
Il est de coutume de proposer des notes de lectures d’ouvrages parus récemment, qui permettent de tenir la communauté scientifique au courant de l’actualité de la recherche. C’est pourquoi les recensions ne se font généralement pas sur des ouvrages de plus de 2 ou 3 ans. Je vais néanmoins déroger à cette règle afin de présenter un livre paru il y a plus de 20 ans, écrit par un mathématicien français d’origine norvégienne, Ivar Ekeland. J’ai eu connaissance de ses travaux par l’intermédiaire de mon directeur, Jacques Walter, qui a découvert son nom dans le premier numéro de la jeune revue Socio. Dans une interview, le sociologue Immanuel Wallerstein y mentionne ce qu’a provoqué pour lui la découverte des écrits du mathématicien français : « Il explique que pour aller de l’avant dans l’analyse des problèmes mathématiques, il ne faut pas négliger les sagas nordiques, et montre, chapitre par chapitre comment y sont soulevés des questions fondamentales. Cela a été pour moi une ouverture très importante quand j’ai découvert à travers lui l’idée qu’un mathématicien pense que pour aller plus loin dans la mathématique pure, il faut se plonger dans les sagas nordiques ou dans d’autres sagas ». Il n’en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité et je me suis donc procuré son ouvrage Au hasard. La chance, la science et le monde. […]

Lire la suite : http://www.academia.edu/4954498/Valland_numero_8_novembre_decembre_2013_

Di Filippo & Schmoll – Mise en scène et interrogation du sacré dans les jeux vidéo

Laurent Di Filippo & Patrick Schmoll – Mise en scène et interrogation du sacré dans les jeux vidéorevue49

De nombreux jeux vidéo baignent dans un univers de magie qui convoque des figures récurrentes du sacré : panthéon de dieux et de démons, organisations religieuses de prêtres, de sorciers, de chevaliers, croyances, mythes, rituels, etc.

Les auteurs de l’article explorent les significations d’un phénomène remarquable en cela que les jeunes et les adultes qui pratiquent ces jeux, issus d’une société désenchantée, ne se signalent généralement pas par leurs convictions religieuses.

Une première partie de l’article procède à un inventaire des figures à travers lesquelles le sacré est mis en scène dans les jeux vidéo les plus répandus : les oppositions axiologiques, les récits mythologiques et l’aventure vécue comme quête.

Une seconde partie analyse la fonction du jeu au regard du sacré : si le joueur ne fait que jouer à croire à ces figures, quel est le sens de ce faire-semblant ?

 

Site de la revue et lien vers les résumés

Pour citer l’article :

Di Filippo L., Schmoll P. (2013). Mise en scène et interrogation du sacré dans les jeux vidéo. Revue des sciences sociales, 49, Penser le religieux, 64-73.