Archives de catégorie : Actualités

[Parution] Penser les relations entre médias. Dispositifs transmédiatiques, convergences et constructions des publics

Penser les relations entre médias. Dispositifs transmédiatiques, convergences et constructions des publics

Dirigé par Laurent Di Filippo et Émilie Landais

Strasbourg, Néothèque, 2017, 319 p.

 

4e de couverture : L’évolution constante du paysage médiatique invite les chercheurs à repenser sans cesse les changements de société sous différents angles, qu’ils soient culturels, sociaux, économiques ou historiques. Dans cette optique, les travaux sur la notion de convergence, ainsi que sur celle de transmedia se sont multipliés depuis le début des années 2000. Ceux-ci permettent d’analyser les stratégies mises en place par les acteurs pour construire et penser les relations entre supports médiatiques.

Cet ouvrage propose d’examiner le rendement heuristique de ces notions. Il vise également à étendre ces réflexions à des problématiques et des théories générales en sciences humaines et sociales, en plaçant le facteur humain et en particulier la construction des publics au coeur des questionnements.

 

Laurent Di Filippo est docteur en sciences de l’information et de la communication et en études scandinaves. Il est chargé de recherche au sein de l’entreprise Ernestine et membre associé du Centre de recherche sur les médiations à l’Université de Lorraine. Ses travaux portent sur la reprise et la circulation d’éléments mythologiques traditionnels dans les productions culturelles contemporaines.

Émilie Landais est doctorante en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Lorraine et membre du Centre de recherche sur les médiations. Elle s’intéresse à l’émergence des études sur la pornographie dans les Sciences Humaines et Sociales.

Ouvrage publié avec le soutien du Centre de recherche sur les médiations, de l’École doctorale Fernand-Braudel et de l’UFR Sciences Humaines et Sociales – Metz et de l’Université de Lorraine.

 

Plus d’information : http://www.neotheque.com/index.php/librarie/29-penser-les-relations-entre-medias

[Article] Strasbourg après l’apocalypse : entre formalisation projective et réalisation locale

Strasbourg après l’apocalypse : entre formalisation projective et réalisation locale

Laurent Di Filippo, Patrick Schmoll

 

Résumé

Le genre post-apocalyptique a connu un certain succès depuis la seconde moitié du XXe siècle en se posant comme un regard critique des auteurs sur des modèles socio-économiques et sur le contexte historique dans lequel ils publient. Mettant en scène des décors urbains dévastés, ces œuvres permettent, à travers une projection dans le futur, d’interroger le présent. Les ruines qu’elles dépeignent symbolisent à la fois un effondrement du monde et l’ouverture d’un espace de conquête. Les jeux vidéo qui s’inscrivent dans ce sous-genre de la science-fiction permettent alors aux utilisateurs de s’engager dans de nouveaux modes d’appropriation de l’espace. Lorsqu’il mettent en scène la ville, voire une ville en particulier, ce type de jeu va donc offrir des nouveaux modes d’engagement dans l’espace urbain sous la forme de l’appropriation ludique.

Mots-clés 

Post-apocalyptique, jeux vidéo, ruines, réappropriation, espace, expérience ludique.

Référence

Di Filippo, L., Schmoll, P. (2016). La ville après l’apocalypse: entre formalisation projective et réalisation locale. Revues des sciences sociales, 56, Indiscipliné.e.s, 126-133.

Site de la revue : http://www.revue-des-sciences-sociales.com

[Parution] Temps, Temporalités et Information – Communication

Quatre ouvrages viennent d’être publiés chez l’Harmattan, issus des travaux du XXème Congrès de la Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication (Sfsic) organisé à l’Université de Metz en partenariat avec le Centre de Recherches sur les Médiations (CREM), en juin 2016 sur le thème Temps, Temporalités et Information – Communication.

Le Congrès de la Sfsic qui se tient tous les deux ans est un événement scientifique majeur dans la structuration de notre discipline et de ses champs de recherche. Il rend compte de la diversité des recherches de chacun et témoigne de la place des Sciences de l’Information et de la Communication au sein des Sciences Humaines et Sociales. Il est un moment clef d’expression et de débats mais aussi de représentations et d’affirmation de notre appartenance à une communauté de savoirs.

Lire la suite : http://www.sfsic.org/index.php/sfsic-infos-151/publications/3111-parution-temps-temporalites-et-information-communication

 

Ma contribution

  • Di Filippo, L. (2017). Articuler les temporalités dans les jeux en ligne massivement multi-joueurs. In J. Bonaccorsi, L. Collet, D. Raichvarg (dirs), Les temps des arts et des cultures (pp. 81-94). Paris : L’Harmattan.

Résumé : Les jeux de rôle en ligne massivement multi-joueurs utilisent de multiples modes de structuration temporelle. Cet article souhaite analyser le rôle des temporalités et leur articulation dans l’expérience ludique par une approche socioanthropologique des pratiques de jeu. Que ce soit au niveau du cadre fictionnel ou à travers les nombreux usages du temps ordinaire, l’articulation de différents niveaux de temporalité amène aux multiples dimensions qui interviennent dans les structurations des situations sociales.

Mots-clés : Structuration, temps, échelles, articulations

[Appel à contributions] Interrogations N° 26 – Le médiévalisme. Images et représentations du Moyen Âge

Appel à contributions N° 26 – Le médiévalisme. Images et représentations du Moyen Âge

Numéro coordonné par Yohann Chanoir, Laurent Di Filippo et Audrey Tuaillon Demésy

Depuis la Renaissance, les sociétés occidentales manifestent un « goût pour le Moyen Âge  » (Amalvi, 1996). Force est de reconnaître que cet intérêt s’est accéléré depuis les années 2000 : la saga littéraire Game of Thrones s’est vendue à plus de cinquante millions d’exemplaires dans le monde ; la bande dessinée médiévale a conquis un large public ; l’adaptation de la matière arthurienne est en plein essor (Blanc, 2016), comme l’illustrent les huit tomes dérivés de la série Kaamelott publiés entre 2008 et 2015, ou encore le cycle Excalibur de Jean-Luc Istin ; le cinéma « moyenâgeux  » (de la Bretèque, 2015) a les faveurs du public et des studios. Les grandes figures médiévales sont revisitées (Robin des Bois de Ridley Scott, 2010 ; Robin des Bois, la véritable histoire, Anthony Marciano, 2015) tandis que la geste des Vikings bénéficie d’un revival. Enfin, le succès de séries télévisées, qu’elles soient globalisées comme Vikings ou Game of Thrones, ou plus localisées comme Wolf Hall en 2015, souligne aussi la vigueur de l’intérêt pour cette période.

Le panorama serait incomplet sans prendre en compte les autres manifestations du Moyen Âge dans notre société au-delà des expressions médiatiques. La présence sur nos étals de produits aux noms médiévaux comme le pain Viking, l’audience des reconstitutions comme celle de la bataille d’Hastings et l’intérêt public pour les fêtes médiévales, entre autres, suggèrent que le Moyen Âge – ou ce qu’il est censé être – s’affirme bel et bien comme un passé qui reste présent. Approprié par de nombreux acteurs, diffusé par des vecteurs différents, transformé selon des intérêts particuliers, revisité par des ambitions plurielles, le Moyen Âge est un objet réinventé. Cette fabrication du passé dans notre présent porte un nom : le médiévalisme. Ce concept peut être défini comme la reconstruction du Moyen Âge dans des siècles ultérieurs. Il s’inscrit alors dans la question des régimes d’historicité (Hartog, 2002), définis comme les relations entre passé, présent et futur développées par une société. Reconnu par la communauté académique, le médiévalisme fait l’objet d’un vigoureux effort historiographique, d’un « dynamisme croissant » (Ferré, 2010 : 9). Au cœur de nombreux séminaires, de plusieurs monographies, de colloques, il est désormais entré dans une période analytique, après avoir nourri une phase essentiellement descriptive. Les premiers bilans ont été dressés (Kendrick, Moran, Reid, 2003), tandis que des synthèses globales (Falconieri, 2015) et thématiques, comme sur la bande dessinée (Marine, 2016), ont été proposées. Il est désormais possible de s’interroger sur la portée du médiévalisme, sur ses champs d’application et sur ses relations avec la médiévistique – définie comme la science et les acteurs qui étudient le Moyen Âge – et les autres sciences humaines. La réflexion peut être ordonnée autour des axes suivants :

♦ Le Moyen Âge comme mythe contemporain
♦ Le Moyen Âge fantastique
♦ Les pratiques du Moyen Âge
♦ L’utilisation politique du Moyen Âge

[…]

Lire l’appel complet et détaillé  sur le site de la revue : http://www.revue-interrogations.org/AAC-No-26-Le-medievalisme-Images

Les articles, rédigés aux normes de la revue, sont à remettre au 31 août 2017, aux adresses électroniques suivantes :

yohann.chanoir@ehess.fr.
audrey.tuaillon-demesy@univ-fcomte.fr
laurent@di-filippo.fr

Ils devront répondre aux normes de rédaction présentées à l’adresse suivante : http://www.revue-interrogations.org/Recommandations-aux-auteurs

N’hésitez pas à diffuser cet appel au sein de vos réseaux.

Bien cordialement,

Le comité de rédaction

[Parution] Actualité de la question interdisciplinaire en sciences de l’information et de la communication. Expériences de recherches situées

Centre de recherche sur les médiations
Communication, langue, art, culture

(EA 3476, université de Lorraine)

Association des doctorant.e.s toulousain.e.s
en sciences de l’information et de la communication

Sans titre

Actualité de la question interdisciplinaire
en sciences de l’information et de la communication.
Expériences de recherches situées
sous la direction de
Guillaume Carbou, Thibault Christophe, Nathalie Negrel et Laurent Di Filippo

Éditions universitaires de Lorraine, 2016, 232 p.

Commander 

http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100557850

L’interdisciplinarité nourrit un débat aussi vif que dense au sein des milieux académiques ; et ce, particulièrement depuis les années 60. Poussée par des raisons tant épistémologiques qu’économiques ou politiques, la nécessité d’interroger la stabilité des frontières disciplinaires devient souvent impérieuse. Les sciences de l’information et de la communication n’échappent pas à cette injonction. L’objectif de ce volume n’étant pas de redoubler des positions qui ont déjà été prises, la question est abordée d’un point de vue spécifique : celui des jeunes chercheur.e.s. Comment les disciplines nécessaires à la compréhension de leurs objets d’étude sont-elles convoquées? Comment leurs cadres théoriques sont-ils élaborés? Et comment les chercheur.e.s se positionnent au sein de leur discipline, historiquement composite? L’ouvrage fournit des pistes de réflexion en livrant une synthèse des acquis des travaux sur la notion d’interdisciplinarité et en proposant des retours d’expérience permettant de penser les modalités d’application d’une démarche interdisciplinaire en sciences de l’information et de la communication.

Guillaume Carbou, docteur en sciences de l’information et de la communication, est membre du Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences sociales (université Toulouse-Jean Jaurès). Ses travaux, dans une perspective d’analyse du discours, portent sur l’expression de modes d’appréhension du monde divergents au sein des débats de société.
Thibault Christophe, docteur en sciences de l’information et de la communication, est membre du Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences sociales (université Toulouse-Jean Jaurès). Son objet de recherche est la musicalisation du quotidien à l’heure du numérique.
Nathalie Negrel, docteure en sciences de l’information et de la communication, est membre du Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences sociales (université Toulouse-Jean Jaurès). Ses travaux portent sur les chaînes internationales de télévision et la circulation des discours médiatiques sur les migrations subsahariennes.
Laurent Di Filippo, doctorant en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lorraine et en études scandinaves à l’université de Bâle (Suisse), est membre du Centre de recherche sur les médiations (université de Lorraine). Ses travaux portent sur la reprise et la circulation d’éléments mythologiques traditionnels dans les productions culturelles contemporaines

[Parution] Penser les catégories de pensée. Arts, cultures et médiations

9782343096230r

Penser les catégories de pensée. Arts, cultures et médiations

Sous la direction de Chloé Delaporte, Léonor Graser et Julien Péquignot

Ouverture Philosophique
 
L’étude des arts, des cultures et de leurs médiations, vaste programme qui recouvre une pluralité de disciplines, construit des catégories pour penser ses objets. Typologies des publics, labellisations des œuvres, qualifications des auteurs, classifications des modes d’expression artistiques, caractérisations des dispositifs et indexations documentaires sont en effet autant de catégorisations opérées a priori ou a posteriori pour saisir tant les objets que les individus et leurs pratiques, usages et discours. Cet ouvrage rassemble une diversité d’approches réflexives autour de ces processus de catégorisation, dans la diversité de leurs emplois et théorisations.
 
 
Le site internet spécifique présentant l’ouvrage, le colloque et les auteurs a par conséquent été mis à jour, toujours à l’adresse suivante : https://penserlescategoriesdepensee.wordpress.com/
Contribution à l’ouvrage :
Di Filippo L. (2016). Des récits médiévaux scandinaves aux mythes nordiques : catégorisations et processus d’universalisation. In C. Delaporte, L. Graser, J. Péquignot (dirs). Penser les catégories de pensée. Arts, cultures et médiations (pp. 115-133). Paris : L’Harmattan.